Qui d’entre nous, du moins ceux qui s’intéressent au concept d’économie sociale, n’a pas entendu parlé des coopératives ? Savons nous vraiment de quoi il s’agit ? Ou d’une autre manière, savons-nous combien nous aurions à perdre si nous ignorons la formule coopérative pour résoudre l’équation du développement dans notre pays ? En effet, les performances atteintes par les coopératives dans certains coins du globe laisse pâlir les grandes firmes multinationales ; et pourtant, il s’agit d’entreprises à but non lucratif !!! C’est fou n’est-ce pas ? Me direz-vous, comment est-ce possible pour une coopérative de concurrencer Danone ou Nestlé sans faire du profit ! Eh bien c’est simple : grâce à un système de ristourne propre aux coopératives que l’on ne retrouve pas dans les autres formes d’entreprises. Mais avant d’aller trop loin, essayons de comprendre pourquoi « la sauce coopérative » n’arrive toujours pas à prendre au Maroc dans les mêmes proportions que connaissent d’autre pays émergents comme la Malaisie, la Brésil ou plus proche encore de chez nous, dans le pays basque espagnol (l’expérience du complexe coopératif mondragon est très significative à cet effet). Pourquoi donc n’existe-il pas de mouvement coopératif véritable comme il existe un mouvement associatif de plus en plus important ?!